Secrets et préjugés, de Anne Barton

En ce dimanche annoncé de glande lézardesque, j’ai donné sa chance a ce bouquin depuis longtemps délaissé dans ma PAL…

Résumé :

Londres, 1815

Couturière dans une boutique de mode de Bond Street, Annabelle accomplit son rêve. Là, au milieu des taffetas, des satins, des soies et des dentelles, elle crée des robes uniques pour les élégantes de la haute société. Mais le rêve s’arrête hélas chaque soir quand elle quitte son travail… Trop pauvre pour payer les soins dont sa mère malade a besoin, Annabelle a en effet cruellement besoin d’argent. A tel point qu’elle n’a pas trouvé d’autre solution (au prix d’un petit arrangement avec la morale) que de faire chanter de riches Londoniens, en utilisant les secrets inavouables et les potins sulfureux échangés à mi-voix par les clientes, dans l’intimité du salon d’essayage. De toute façon, pour sauver sa mère, Annabelle extorquerait des fonds à l’archevêque lui-même ! Jusqu’au jour où le séduisant duc de Huntford la démasque. Terrifiée, Annabelle l’écoute alors exiger d’elle qu’elle mette ses talents de couturière à son service, en confectionnant une garde-robe complète pour ses deux jeunes sœurs. Elle restera sa captive, chez lui, tant qu’elle n’aura pas terminé. A ce prix seulement, il acceptera de ne pas la dénoncer.

Mon avis :

Agréable surprise ! Anne Barton nous écrit un roman avec une vraie originalité, des personnages travaillés. Bon c’est de la romance pure … Alors si vous n’êtes pas amateur(/rice) de romance, passez votre chemin. Parce que ce n’est que ça ! Et 600 pages de romances … ça peut être long …
Contrairement à ce que laisse penser le titre, non, nous n’avons pas affaire à une pâle imitatrice de Jane Austen. D’ailleurs le style est différent, pas d’ironie, pas de critique de la société ou d’autres caractéristiques du style absteniez. Ensuite, ce que j’ai apprécié, c’est que l’histoire, l’intrigue (?) est inédite. L’héroïne connait la misère sans être mélodramatique pour autant, elle a du caractère, du répondant et fait face à la réalité des situations. De plus, derrière cette romance entre nos deux personnages principaux, – qui pour une fois, ne se meurt pas dans le suspense inutile, Anne Barton nenousprendpaspourdesidiots, on sait qu’ils vont finir ensemble et leur relation avance vite (MERCI !) … Donc ce qu’il y a « en plus » ce sont les personnages secondaires, avec leurs histoires à eux, j’avais un peu l’impression d’être dans une série TV, avec l’histoire principale et les histoires de leurs familles/entourage en fond. Good point ! J’ajouterai qu’un petit détail, surement insignifiants, m’a marqué et m’a d’autant plus fait apprécier cette histoire :
L’héroïne porte des lunettes. C’est peut être con mais c’est la première fois que je lis un roman avec une héroïne myope. Bien sur comme toutes les héroïnes elle est jolie mais elle a un « défaut » (si on en croit les stigmates de la société, aussi bien celle du XIX que du XXI…).En bref, je recommanderai ce livre aux romantiques éperdues adeptes de l’époque de la régence.

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Aux royaumes des tordues, les psychopathes sont Rois !

Entre mes mains le bonheur se faufile … entre les miennes l’ennui stagne !


Résumé :

Iris a toujours été passionnée par la couture. Enfant déjà, elle dessinait ses propres modèles et les réalisait. Mais ses parents ne voyaient pas cette passion d’un bon œil et ont tout fait pour la décourager de poursuivre dans cette voie. Devenue aujourd’hui une jeune femme mariée, Iris étouffe dans cette vie provinciale qu’on lui a forgé et décide de tout faire pour réaliser sa vraie passion.


Mon avis :

Autant le premier, malgré les critiques pas tous élogieux, j’avais apprécié ma lecture, autant avec  Entre mes mains le bonheur se faufile, j’ai pas accroché.
On suit Iris, jeune trentenaire enfermé dans une vie ennuyeuse, qui n’a jamais osait aller jusqu’au bout de ses rêves. Un jour elle décide de faire bouger les choses et essai de reprendre sa vie en main. Elle se lance dans le milieu de la mode dont elle a toujours rêvé.
Déjà ça, le « milieu de la mode », version haute bourgeoisie parisienne j’ai eu de mal. Le coté créatrice, – de base ça ne me parle pas. Surtout que l’auteur en dépeint un milieu où on peut avoir sa chance … à un certain prix obscure serte mais le message est là. Je voudrais pas jouer les pessimistes mais j’ai du mal à croire à la véracité de la théorie.

Mais encore, s’il n’y avait eu que ce problème, ça n’aurait pas été trop était gênant. Non le problème c’est le personnage. Je ne m’y suis pas du tout identifié. Qu’elle se soit laissé enfermer comme ça dans une vie routinière, je ne le comprends pas. Quand elle choisit ENFIN de se sortir de là, elle n’y croit pas ! Elle est prise dans une sois disant super formation, des personnes haut placées admire son travail mais elle, elle est là  » non je suis pas assez doué  » blabla … la modestie mollassonne du personnage est exaspérante ! Vous me pardonnerez l’expression, mais j’avais envie de dire QUAND-VAS-TU-TE-SORTIR-LES-DOIGTS-DU-CUL ?! *Zen, Zen soyons zen*

C’est le même délire avec son mariage. A travers ce roman l’auteure en profite pour parler de la routine qui s’installe dans de nombreux couples, mais aussi/et surtout quand ils se sont rencontrés trop tôt. C’est un bon sujet, peu abordé, mais si on se fit à ce livre c’est soit on accepte la routine et on reste malheureux, soit on prend le risque de se retrouver seule … Enjoy ! Quant à Gabriel, le séducteur parisien sorti de la rue (à oui sa patronne aussi, la fameuse Marthe, on se croirait dans une pub pour le rêve américain)  j’ai envie de dire : CLICHE – C-L-I-C-H-E !! Le mec grand businessman hyper lourd aux multiples conquêtes … vu, vu et rerevu ! Bon ok il a ses névroses et démons pour lui, mais on les découvres qu’à la fin, donc il reste antipathique les 3/4 du roman. Malgré tout c’est cette relation de séduction qui m’aura fait finir le livre (oui oui, je suis une perpétuelle curieuse romantique …).

Enfin, la « révélation des 70 dernières pages » ne m’a pas assez surpris. Les indices dissimulés dans les premières pages sont trop gros de sorte qu’on s’y attend.

Finalement ce n’est pas tant le style de l’auteure que je n’ai pas apprécié mais plutôt l’histoire racontée. Comme dans Les gens heureux lisent et boivent du café, on ressent le coté psychologie de la formation d’Agnès Martin-Lugand, avec l’idée qu’il faut se battre, garder espoir … Le style reste frais et léger, sans descriptions inutiles. Pour ma part je garde espoir que son prochain roman me séduira davantage !

Les gens heureux lisent et boivent du café … pas les autres ?

AAAAAAAAhhhhhhhhhhh la fin ?! Je sais que normalement on commence pas une critique par la fin mais WTF ?! Agnés Martin-Lugand veut ma mort ou quoi ? Elle devrait être nominé auteur tortionnaire de la décennie !

Bon, si on reprenait dans l’ordre …

Résumé :

 » Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux.  » Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son c?ur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel. Entre  » Le Journal de Bridget Jones  » et  » Love Story « , l’histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n’a pas d’autre choix que de faire avec.

Mon avis :

Il y a quelques jours la chronique de impensablespensees sûr ce même roman m’avait décidé à lire ce livre qui ne cessé d’apparaître partout ou je passais …

Quand j’ai lu les premières pages, je me suis dit que je ne devrai peut-être pas en parler sur ce blog … – Niveau raccord avec le titre dudit blog … Il y a que les cent premières pages faut quand même s’accrocher … Pour se remonter le moral y j’ai connu mieux ! Heureusement le style léger de l’auteure nous évite de sombrer nous même dans la dépression de sa narratrice, mais cela m’a quand même un peu foutu le cafard !

Une fois cette première étape passé, on suit la remontée du gouffre de Diane (la narratrice) qui doit survivre de la mort de sa famille. Elle quitte Paris pour se rendre en Irlande où elle va rencontrer des gens sympathiques et surtout (- comme toujours) un homme en particulier (mais que ferions nous sans vous ?).

Le personnage de Diane est très intéressant à suivre parce qu’on assiste à sa transformation. Bien sûr c’est toute la force du roman. L’idée est de démontrer qu’on peut survivre à tous, que la vie ne s’arrête pas après une tragédie, que le bonheur est encore possible.

J’ai adoré le personnage d’Edward, le coté « homme des cavernes au coeur tendre enfouit sous une carapace torturesque » ça marche à tous les coups avec moi. Ajouté à ça le charme de l’Irlande pluvieuse et c’est le jackpot !

Ce que j’ai moins aimé en revanche c’est « l’élément perturbateur » de la fin du roman (vers la page 180 il me semble). La croqueuse d’homme qui va défier notre Diane, je sais pas pourquoi, j’ai pas accroché. J’aurais voulu que Agnés Martin-Lugand trouve autre chose pour relancer l’histoire, ou que ce nouveau personnage ne soit pas aussi antipathique peut être ?!

Pour en revenir à la fin … Je déteste ce genre de fin ! … Enfin pas vraiment … Nan … Bon ok, c’est vrai que c’est génial ça stimule, ça nous laisse sur notre faim (c’est le moment de le dire fin/faim => *sors*).  Mais ça me met dans un état de … perplexité … ?!

Enfin bref, pour en conclure je dirais que c’est un excellent roman, je vous laisse le découvrir, court, facile à lire, porteur d’un joli message d’espoir, capable de nous faire passer par tout un tas d’émotions, qui fait réfléchir et qui donne envie de voyager …